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Autres noms : alfoscérate de choline, bilineurine, bitartrate de choline, chlorure de choline, citicoline (CDP-choline), orotate de choline (cholargol), facteurs lipotropes.
Ralentir l’évolution de la maladie d'Alzheimer et de la démence. Diminuer la fréquence et l'intensité des crises d'asthme. | ||
Améliorer les performances dans les sports d'endurance. |
Il n’y a pas de dosage thérapeutique suggéré, car les données au sujet d’une supplémentation en choline sont insuffisantes ou non concluantes. Un apport nutritionnel recommandé a cependant été fixé.
Groupe d’âge | Apport suffisant* | Apport maximal tolérable** |
0-6 mois | 125 mg | - |
7-12 mois | 150 mg | - |
1-3 ans | 200 mg | 1 000 mg |
4-8 ans | 250 mg | 1 000 mg |
9-13 ans | 375 mg | 2 000 mg |
14-18 ans | 400 mg (filles) | 3 000 mg |
Femmes | 425 mg | 3 500 mg |
Hommes | 550 mg | 3 500 mg |
Femmes enceintes | 450 mg | 3 000 mg |
Femmes qui allaitent | 550 mg | 3 500 mg |
Source : Institute of Medicine (États-Unis). Dietary Reference Intakes for Thiamin, Riboflavin, Niacin, Vitamin B6, Folate, Vitamin B12, Pantothenic Acid, Biotin, and Choline, 1998. Ces données sont le résultat d'un consensus entre les autorités canadiennes et américaines.
*En l'absence de données scientifiques suffisantes, les autorités ont fixé, non pas un apport nutritionnel recommandé (ANR), mais un apport suffisant (AS). L'apport suffisant est un apport quotidien moyen recommandé qui repose sur les apports moyens chez les Nord-Américains en bonne santé.
**Cet apport représente la quantité quotidienne la plus élevée de choline qu'on peut prendre de façon continue sans risque probable de souffrir d'effets indésirables.
Longtemps considérée comme une vitamine B, la choline a été reconnue en 1998 par les autorités américaines comme étant plutôt un nutriment essentiel. Elle est le précurseur de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire. Elle sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. Mentionnons qu’on retrouve environ 10 % de choline à l’intérieur même de la lécithine vendue commercialement (voir Sur les tablettes). Ainsi, plusieurs recherches sur les effets de la choline ont été effectuées en donnant de la lécithine aux sujets.
La choline, en collaboration avec la vitamine B6, la vitamine B12 et l’acide folique, contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires en régulant le taux d’homocystéine dans le sang. L’homocystéine est un acide aminé qui devient néfaste quand sa teneur est trop élevée.
L'organisme synthétise une très petite quantité de choline. Un apport extérieur est donc essentiel, mais nos besoins sont facilement comblés par l'alimentation. On estime que l'alimentation nord-américaine typique fournit de 730 mg à 1 040 mg de choline par jour et les besoins sont d’au plus 550 mg. Les formules lactées pour nourrissons sont enrichies de choline.

Le jaune d'oeuf est de loin l'aliment le plus riche en choline : un oeuf (50 g) en contient 125 mg. Viennent ensuite le foie des animaux (autour de 300 mg/100 g), la viande et le poisson (de 70 mg à 100 mg/100 g), puis les légumineuses et les noix (autour de 40 mg/100 g).
Très rare, la carence en choline peut survenir chez les personnes qui doivent être alimentées par voie parentérale pendant de longues périodes. C'est pourquoi on ajoute parfois de la choline aux solutés. Une carence entraîne des dommages au foie à cause d'une accumulation de graisses dans cet organe.
Maladie d'Alzheimer. Cette maladie est associée à un déficit d’acétylcholine dans le cerveau. Puisque la choline est un précurseur de l’acétylcholine, on a supplémenté des patients avec de la lécithine (qui contient de la choline) pour pallier ce déficit. Cependant, en 2003, les auteurs d’une synthèse de 12 essais cliniques (265 sujets en tout) ont conclu que la supplémentation en choline, sous forme de lécithine, n’était pas justifiée en cas de maladie d’Alzheimer3.
Malgré les résultats décevants obtenus avec les suppléments de lécithine, des travaux récents suggèrent que l’efficacité de la choline pourrait dépendre de la forme sous laquelle elle est consommée. Ainsi, la CDP-choline (ou citicoline) semble avoir des effets positifs sur la mémoire de personnes âgées souffrant de déficits cognitifs9. D’autre part, la choline, conjuguée à d’autres nutriments, en particulier l’uridine et l'acide docosahexaénoïque (ADH), un oméga-3, a également donné des résultats encourageants avec les modèles animaux de la maladie d’Alzheimer10. Chez l’homme, un premier essai clinique de Souvenaid®, un aliment médical contenant de la choline a aussi donné des résultats encourageants11.
Asthme. Au cours de 2 essais cliniques menés en Inde et publiés en 1997, des chercheurs ont constaté qu'un supplément de choline (de 500 mg à 1 000 mg par jour) avait fait diminuer la fréquence et l'intensité des crises d'asthme et avait contribué à réduire la dépendance des sujets aux inhalateurs médicamenteux1,2.
Performances sportives. Des chercheurs ont constaté que le taux sanguin de choline diminuait de façon importante au cours d’un exercice d’endurance et qu’une supplémentation en choline prévenait cette baisse4,12. Mais les essais cliniques n’ont pu démontrer que cette supplémentation améliorait les performances physiques.
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RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie Notes 1. Gupta SK, Gaur SN. A placebo controlled trial of two dosages of LPC antagonist--choline in the management of bronchial asthma.Indian J Chest Dis Allied Sci 1997 Jul-Sep;39(3):149-56. |