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Autres noms : cire de propolis, résine de propolis, baume de propolis.
Voie externe - Traiter l’herpès génital et la vaginite; traiter la gingivite; accélérer la guérison des plaies de la muqueuse buccale; prévenir la carie dentaire. | ||
Voie externe - Contribuer à la guérison des brûlures, des plaies et des affections de la peau ou des muqueuses (particulièrement les infections de la bouche et de la gorge). |
Pour plus de détails, voir Recherches sur la propolis.
Il n’existe présentement aucun consensus sur la normalisation des produits thérapeutiques à base de propolis. On trouve la propolis sous forme de morceaux bruts, de capsules, de comprimés, de gomme à mâcher, d’extrait fluide ou sec, de teinture, de rince-bouche, de dentifrice, de pommade, etc. De plus, certains sirops, remèdes à base de plantes ou suppléments vitaminiques et minéraux en renferment des quantités variables. |
Infections des voies respiratoires
N.B. Cesser les applications de propolis en cas de réactions allergiques. De même, interrompre le traitement si l’on n’obtient aucun résultat au bout de 2 à 3 semaines. Un traitement à la propolis ne devrait pas être prolongé au-delà de 3 semaines. |
La propolis est un enduit dont les abeilles se servent pour recouvrir toutes les surfaces intérieures de la ruche afin d'en assurer l’étanchéité, la solidité et l’asepsie. Elles la fabriquent à partir de diverses résines qu’elles recueillent sur les bourgeons et l’écorce des arbres (surtout sur les peupliers et les conifères), et auxquelles elles ajoutent de la cire et des sécrétions salivaires.
La propolis joue un rôle hygiénique en créant une couche protectrice contre les invasions microbiennes ou fongiques. L’ouverture, nommée le « trou d’envol », qui se trouve à l’entrée de la ruche, est constamment ajustée et remodelée à l’aide de propolis afin d’adapter ses dimensions et son orientation en fonction des conditions climatiques. Ce passage constitue par la même occasion une sorte de chambre de stérilisation à l’entrée de la ruche, d’où le nom propolis qui signifie, en grec ancien, « devant » (pro) la « cité » (polis).
Dure et friable à 15 °C, la propolis devient molle et malléable aux alentours de 30 °C, puis collante ou gluante à des températures plus élevées. Sa couleur peut varier du jaune clair au brun très foncé, presque noire, en passant par toute une gamme de bruns suivant les types de résines recueillies par les ouvrières. Elle possède une saveur âcre, voire amère, et dégage une odeur douceâtre liée aux résines aromatiques qu’elle renferme.
On attribue généralement les propriétés thérapeutiques (antiseptiques, antibactériennes et antioxydantes) de la propolis à sa teneur en flavonoïdes (pinocembrine, galangine et pinobanksine notamment). Cette teneur peut cependant varier beaucoup d’un produit à l’autre, notamment en fonction du lieu de la récolte.
En Égypte, la propolis servait à l'embaumement. Elle était également connue des Grecs anciens puisque Aristote la présentait, dans son Histoire des animaux, comme un « remède aux affections de la peau, plaies et suppurations ». Elle connut un regain de popularité au XIXe siècle lorsque les médecins de l’armée anglaise l’employèrent pour désinfecter les blessures et faciliter leur cicatrisation durant la Guerre des Boers en Afrique du Sud.
En raison des résines végétales qu’elle renferme, la propolis est depuis longtemps considérée dans l'herboristerie traditionnelle comme un remède utile pour combattre les infections de toutes sortes, tant par voie interne que par voie externe.
Signalons par ailleurs que la propolis entrait dans la composition du vernis utilisé par le célèbre luthier Stradivarius.
Bien que l’on ait mené relativement peu d’essais cliniques avec placebo visant à démontrer l’efficacité de la propolis, ses vertus antimicrobiennes, antivirales, anti-inflammatoires et antioxydantes sont bien documentées par des essais in vitro et sur des animaux1-7. |
Herpès génital. Quelques données in vitro indiquent que la propolis est efficace contre le virus de l’herpès. On ne dispose cependant que d’un seul essai clinique auprès de 90 sujets, et sa méthodologie laisse à désirer. Au cours de cette étude, une pommade à la propolis (3 % de propolis), a été plus efficace qu’une pommade à l’acyclovir (médicament classique pour le traitement de l’herpès) et qu’un placebo pour guérir les lésions de l'herpès génital et en atténuer les symptômes8.
Vaginite. Selon 2 essais de faible qualité méthodologique, la propolis serait utile pour traiter la vaginite (94 patientes en tout)9,10.
Gingivite, plaies et infections de la muqueuse buccale. Des essais in vitro indiquent que la propolis est efficace contre divers pathogènes susceptibles d’infecter la cavité buccale (bactéries et champignons). Quelques essais cliniques indiquent que la propolis, en usage topique, favorise le processus de guérison des plaies et des infections de la muqueuse buccale (gingivite, parodontite, abcès, blessures, champignons)11-15 et peut réduire la récidive d’aphtes chez les personnes qui en souffrent de façon récurrente (usage interne)16.
Prévention des caries. Les vertus antiseptiques de la propolis étant bien documentées, on trouve, surtout en Europe, des dentifrices et des rince-bouche qui en renferment à titre d’agent anticarie. Plusieurs essais sur des animaux ont donné des résultats prometteurs, mais les quelques essais sur des humains ont donné des résultats mitigés. Selon l’auteur d’une synthèse sur les propriétés anticarie de la propolis, ces résultats divergents sont probablement attribuables à la composition variable des propolis utilisées au cours des essais17.
Par ailleurs, au cours d’une étude préliminaire sans placebo menée en Arabie Saoudite,on a observé que la propolis pouvait réduire l’hypersensibilité dentaire18. Un essai sur des dents humaines indique que c’est en agissant à titre de scellant, que la propolis pourrait avoir cet effet, c’est-à-dire en comblant les petits canaux (tubules) qui se trouvent sous l’émail19.
Infections des voies respiratoires. Les données issues d’études cliniques manquent de solidité. Selon un essai mené auprès de 50 sujets, la propolis a réduit la durée des symptômes du rhume20 plus rapidement qu’un placebo. La propolis, sous forme de pulvérisation nasale, a diminué le nombre de rhinopharyngites chez les enfants traités par rapport à un groupe témoin n’ayant reçu aucun traitement (94 sujets)21. Cependant, la qualité méthodologique de ces 2 études est faible.
Un essai de bonne qualité méthodologique a été mené auprès de 328 enfants d’âge préscolaire : par rapport à un placebo, une préparation (Chizukit®) à base d’échinacée, de propolis et de vitamine C a réduit le nombre et la gravité des infections des voies respiratoires22. L’échinacée et la vitamine C pouvant avoir aussi des effets sur les symptômes de ces infections, il est difficile de déterminer quel a été le rôle propre à la propolis dans ces résultats.
Verrues. Un essai a été mené en Égypte sur 135 personnes ayant des verrues. Elles ont pris durant 3 mois de la propolis (500 mg par jour), de l’échinacée (Echinacea purpurea, 600 mg par jour) ou un placebo (voie orale). Dans le cas des verrues vulgaires et planes, la propolis a été nettement plus efficace que le placebo et l’échinacée pour guérir les participants. Dans le cas des verrues plantaires (sous le pied), aucun des 3 traitements n’a été efficace.
Otite. Au cours d’un essai de faible qualité méthodologique, un traitement à base de propolis et de zinc a été plus efficace qu’un placebo pour réduire les otites récurrentes chez des enfants24.
Asthme. Par rapport à un placebo, la propolis a atténué sensiblement le nombre et la gravité des crises nocturnes d’asthme, a amélioré les fonctions respiratoires et diminué les mécanismes de l’inflammation (46 sujets)25.
Cancer. Selon l’auteur d’une synthèse, la propolis pourrait être un traitement adjuvant intéressant du cancer, notamment vu ses propriétés antitumeur documentées par des essais in vitro et sur des animaux26. Les recherches se poursuivent, mais aucun essai clinique n’est venu confirmer cette hypothèse.
Usages traditionnels. Quelques essais cliniques ont confirmé plusieurs des usages traditionnels de la propolis, par exemple pour le traitement de brûlures (aussi efficace qu’une crème médicamentée)27, de lésions oculaires post-herpétiques28 et de la giardase (aussi efficace qu’un médicament)29. La giardase est une infection intestinale attribuable au parasite Giarda intestinalis.
Des données in vitro indiquent que la propolis possède une action antifongique comparable à celle de l’itraconazole, un antifongique de synthèse classique30, et qu’elle peut augmenter l’action bactéricide de la clarithromycine pour lutter contre Helicobacter pylori, la bactérie qui cause les ulcères gastriques31. Il semble qu’elle puisse également améliorer l’efficacité de certains antibiotiques couramment employés contre la salmonelle32.
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RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie Donadieu Y. La propolis. Produits de la ruche / Docteur-nature.com, France, 2004. [Consulté le 27 avril 2011]. www.01sante.com Notes1. Bankova V. Recent trends and important developments in propolis research. Evid Based Complement Alternat Med. 2005 Mar;2(1):29-32. Texte intégral : www.pubmedcentral.nih.gov |