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Noms communs : chardon-Marie, chardon argenté, chardon de Notre-Dame.
Nom botanique : Silybum marianum, famille des composées ou astéracées.
Nom anglais : milk thistle.
Nom chinois : Shui Fei Ji.
Partie utilisée : les graines mûres, débarrassées de leurs aigrettes.
Habitat et origine : originaire du bassin méditerranéen, cette plante annuelle ou bisannuelle préfère les sols secs et les endroits chauds et ensoleillés. Elle est aujourd'hui naturalisée en Amérique du Nord, si bien qu'on la trouve du Canada au Mexique. Sa feuille présente des nervures blanches et ses fleurs rouge pourpre s'épanouissent de juin à août.
Traiter les maladies du foie; protéger le foie de la chimiothérapie; prévenir et traiter divers cancers; traiter le diabète. | ||
Traiter les troubles digestifs (dyspepsie); traiter les maladies du foie : intoxications, hépatites et cirrhose; traiter les troubles de la vésicule biliaire. | ||
Traiter les troubles du foie et de la vésicule biliaire; stimuler la lactation. |
Pour plus de détails, voir Recherches sur le chardon-Marie.
Note. Comme les ingrédients actifs du chardon-Marie sont peu solubles dans l’eau, les infusions et les décoctions en contiennent beaucoup moins que les teintures et les extraits normalisés.
Troubles du foie
Le traitement des maladies du foie nécessite un diagnostic et un suivi médical. |
Dyspepsie (troubles digestifs)
Les Grecs de l'Antiquité utilisaient déjà le chardon-Marie pour traiter les troubles hépatiques (du foie) et biliaires. Pline l'Ancien recommandait de prendre le jus de la plante mélangé à du miel pour « éliminer les excès de bile ». Au Moyen Âge, on disait que la plante pouvait chasser la « mélancolie » ou « bile noire », un état associé à diverses maladies reliées au foie. Au XIXe siècle, les médecins de l'école éclectique américaine l'ont employé pour traiter les varices, les troubles menstruels et les congestions du foie, de la vésicule biliaire et des reins. En Europe, on trouve de nos jours le chardon-Marie dans plusieurs préparations pharmaceutiques destinées au traitement de divers troubles hépatiques et biliaires.
Les Européens l'ont également cultivé à des fins culinaires. On apprêtait les feuilles à la manière des épinards (après en avoir retiré les épines!), les jeunes pousses à la manière des asperges, les boutons floraux à la manière des artichauts et les graines torréfiées à la manière du café.
Le chardon-Marie doit son nom à une légende : la Vierge Marie, voyageant d'Égypte en Palestine, aurait donné le sein à l'enfant Jésus près d'un bosquet de chardons. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles, créant les nervures blanches caractéristiques à cette espèce. Cette légende est peut-être également à l'origine d'une indication traditionnelle, dont l'efficacité n'a jamais été démontrée scientifiquement, qui veut que le chardon-Marie favorise la lactation.
La silymarine, isolée en 1968, est considérée comme la substance active qui fournit les effets thérapeutiques de la plante. Il s’agit en fait d’un mélange de substances dont le composé principal est la silibinine. La silymarine, présente dans toute la plante, est particulièrement concentrée dans les graines mûres. Dans la plupart des essais cliniques, on a utilisé un extrait normalisé contenant de 70 % à 80 % de silymarine. Les extraits de chardon-Marie ont fait l'objet de très nombreuses études cliniques, notamment le produit Legalon®, fabriqué par une compagnie allemande. |
Maladies du foie. Les Européens considèrent que la silymarine contenue dans le chardon-Marie est une substance très efficace pour protéger le foie. En médecine classique, elle est utilisée pour la prévention et le traitement de divers troubles hépatiques : hépatite, cirrhose, calculs biliaires, ictère (jaunisse) et dommages causés au foie par des substances toxiques. De l'avis des cliniciens qui s'en servent dans leur pratique, la silymarine peut régénérer les tissus abîmés du foie en plus de protéger cet organe contre les effets des toxines naturelles (champignons, venin de serpent, piqûres d'insectes, alcool, etc.) ou synthétiques (solvants, produits de nettoyage, médicaments, etc.)1,2.
En Europe, les médecins administrent, sous forme d'injection, un dérivé soluble de la silymarine tirée des graines de chardon-Marie pour traiter les intoxications à l'amanite. Ce champignon sauvage renferme une substance toxique pour le foie potentiellement mortelle. |
Une multitude d’observations médicales et de nombreux essais avec et sans placebo rapportent les bienfaits du chardon-Marie en cas de maladie du foie, particulièrement en cas d’hépatite d’origine virale ou alcoolique et de cirrhose24. Toutefois, la faiblesse méthodologique de plusieurs de ces études (nombre de participants trop faible, critères de sélection des patients imprécis) et le manque d’homogénéité des protocoles ne permettent pas d’affirmer, hors de tout doute, que le chardon Marie est efficace pour prévenir ou traiter ce type de maladie3-5. Les spécialistes ne recommandent donc pas officiellement l’usage de la plante ou de la silymarine; ils ne s’y opposent pas non plus, étant donné son innocuité6. Comme les résultats ne permettent pas d’exclure un effet, plusieurs chercheurs soulignent la nécessité de poursuivre les essais cliniques6,7,8.
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Cancer. Les chercheurs et les cliniciens s’intéressent de très près aux effets bénéfiques du chardon-Marie en cas de cancer. Il permettrait, entre autres, de protéger le foie des dommages causés par la chimiothérapie9,10,26 . Mais on scrute aussi son potentiel effet préventif contre le cancer de la prostate, le cancer de la peau et le cancer colorectal10-14,27,28. Il pourrait aussi améliorer l’efficacité des traitements contre le cancer10. Pour l’instant, cependant, on dispose seulement d’essais in vitro, sur des animaux et de quelques études cliniques préliminaires.
Diabète. Une étude clinique a été menée auprès de 56 patients souffrant de diabète de type 2. Les résultats indiquent qu’un extrait normalisé de chardon-Marie (200 mg 3 fois par jour, durant 3 mois) améliore le contrôle de la glycémie et réduit les taux de cholestérol et de triglycérides sanguins15. Un essai antérieur avait aussi donné des résultats positifs auprès de personnes diabétiques souffrant de cirrhose du foie. Le traitement avait réduit leur résistance à l’insuline16, mais l’absence d’un groupe placebo limite la portée de ces résultats.
Dyspepsie. La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) reconnaissent l’usage des graines de chardon-Marie pour soigner la dyspepsie. Jusqu'à récemment, à l'instar des herboristes, les médecins de formation classique soignaient généralement la dyspepsie à l'aide de substances amères, comme celles qu'on retrouve dans le chardon-Marie. En Europe, cette plante fait partie de plusieurs préparations pharmaceutiques destinées au traitement de divers troubles digestifs d'origine hépatique et biliaire.
Mélange silybine (silymarine) et phosphatidylcholine. Certains produits combinent la silybine, l'un des flavonoïdes qui composent la silymarine, et la phosphatidylcholine, un type de lipide présent dans la bile et la lécithine. Le but de cette association est de maximiser l'absorption de la silybine, effet qui a été démontré au cours de 2 essais cliniques22,23.
RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie Barnes Joan, Anderson A. Linda, Phillipson David J. Herbal Medicines, Pharmaceutical Press, Grande-Bretagne, 2007, troisième édition. Notes 1. Luper S. A review of plants used in the treatment of liver disease: part 1. Altern Med Rev. 1998 Dec;3(6):410-21. Review. Texte integral : www.altmedrev.com |